Xavier-Luc Duval : «Il y a un rapprochement entre le MSM et le MMM»

Par Jean-Marie St Cyr O commentaire
Xavier-Luc Duval

Xavier-Luc Duval subodore un rapprochement entre le Mouvement socialiste mauricien (MSM) et le Mouvement militant mauricien (MMM). C’est ce qu’a laissé entendre le leader du Parti mauricien social-démocrate (PMSD) lors de la conférence de presse hebdomadaire du parti, le samedi 21 octobre.

Selon le leader des bleus, il y aurait eu connivence au sein du conseil de district de Rivière-Noire afin de faire partir l’ex-présidente Véronique Leu-Govind. Il s’agit d’une manœuvre anti-démocratique qui témoigne, selon Xavier-Luc Duval, d’un rapprochement entre le MSM et MMM. Il s’est toutefois gardé d’affirmer qu’il y aura une alliance entre les deux partis, mais a fait remarquer que cela illustre la mauvaise posture du gouvernement en place.

Xavier-Luc Duval a aussi commenté la décision du bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP). Il estime que l’avenir politique de l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam et de celui en exercice, Pravind Jugnauth, est suspendu à une décision judiciaire. Selon le leader du PMSD, avec les nouvelles procédures judiciaires engagées contre Navin Ramgoolam sous l’article 5 de la Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act par le bureau du DPP, l’avenir politique de celui-ci pourrait être compromis. Il en est de même pour le Premier ministre Pravind Jugnauth, dont le sort dépend de la décision du comité judiciaire du Conseil privé dans l’affaire MedPoint. « Le PMSD est fier d’avoir quitté le gouvernement sur un point constitutionnel pour un changement de pouvoirs du DPP », a affirmé Xavier-Luc Duval.

Le leader des bleus a aussi critiqué les célébrations autour de l’acquisition du nouvel avion d’Air Mauritius, dont un dîner somptueux dans un restaurant appartenant à une famille proche du chef du gouvernement. Xavier-Luc Duval a ironisé sur le fait qu’il y a de l’argent pour célébrer l’achat d’un nouvel appareil pour la compagnie nationale d’aviation, mais pas pour payer les pilotes. « Il y a une pénurie de pilotes sur le marché international. De mauvaises relations industrielles peuvent mettre en péril l’avenir d’Air Mauritius », a-t-il affirmé.