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Adieux au couple Chikhooree - Indira : «Ma soeur était traitée comme une reine chez elle»

Chikhooree Pleurs et tristesse ont envahi l’atmosphère chez les Chikhooree.

Ils étaient nombreux à rendre un dernier hommage à Deochan Chikhooree, 75 ans et à sa femme Lutchmowtee, 64 ans. L’homme aurait tué son épouse, lundi, à leur domicile de Nouvelle-France, avant de se donner la mort par pendaison.

L’émotion était à son comble au domicile du couple Chikhooree à Grand-Port Road, Nouvelle-France. Le couple laisse derrière lui trois fils et deux filles, tous plongés dans un deuil profond et terrassés par la douleur. Pleurs et tristesse ont envahi l’atmosphère chez les Chikhooree. Les deux filles du couple étaient inconsolables et elles étaient entourées de leurs proches qui tentaient de les consoler. Elles n’arrivent toujours pas à croire que leur père ait pu tuer leur mère.

Tous ceux qui ont rendu hommage au couple sont unanimes : « Zot ti bann bon dimoun, partou kot zot ale, zot ansam. Pa pou dir ki sa tonton la finn fer enn travay parey ». Indira, 54 ans, la sœur de la défunte, est bouleversée. « Ma sœur Lutchmowtee était traitée comme une reine chez elle. Je lui rendais souvent visite et elle était toujours joyeuse en compagnie de son époux. Mon beau-frère et ma soeur ont travaillé très dur pour nourrir leurs cinq enfants. Trois sont nursing officers, un est enseignant et un autre inspecteur sanitaire. Mo ser zame finn pass miser dan so lakaz e mo bofrer ti enn bon dimoun. Kan mo vini, li byen akey mwa dan so lakaz », raconte Indira, en larmes.

Cette dernière explique qu’il y a deux semaines, elle a rencontré sa sœur et son beau-frère. « Ils étaient joyeux. Ma sœur me disait toujours qu’elle était heureuse aux côtés de mon beau-frère. Nous n’arrivons pas à croire qu’il ait pu la tuer. Deochan ti enn dimoun byen zanti, ena bon leker e kontan rann serviss », relate Indira.

La belle-sœur de Deochan qui habite dans la même région, dit être sous le choc. « Ce double drame a sécoué toute la famille. Le jour du meurtre, tôt le matin, ils étaient partis dans leur plantation de thé et vers 10 heures, ils ont regagné leur domicile. Ils étaient toujours en bons termes et ils n’ont jamais eu des démêlés avec les gens. Ils étaient toujours humbles et prêts à aider ceux qui sont en difficulté », explique la belle-sœur du défunt.

Les lieux du crime ont été passés au peigne fin par la police, mardi matin. Plusieurs reçus de paris aux courses et au football ont été retrouvés. L’enquête, menée par l’inspecteur Putchaye et le chef inspecteur Gopal, est placée sous la supervision de l’assistant commissaire de police (ACP) Ramsurrun.