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Après 35 ans en France - Nessen Soobrayen : retour aux racines 

La famille est toute heureuse d'être à Maurice et s'adapte à merveille.

Il rentre définitivement au pays avec femme et enfants. Il aurait pourtant pu continuer de prospérer en France, mais il a choisi de tout plaquer et de revenir vers ses racines mauriciennes. 

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C’est à quitte ou double. En homme d’affaires avisé, Nessen Soobrayen ne laisse que peu de place à la chance. D’autres à sa place auraient continué leur vie tranquillement en France. Lui a fait le pari d’écrire le nouveau chapitre de son existence à Maurice. Trente-cinq ans après son départ de l’île à l’âge de 8 ans, il rentre au bercail.  

« Mon petit frère et moi avons suivi nos parents », raconte Nessen Soobrayen. Son père, dit-il, travaillait à l’université de Maurice. « Comme beaucoup de Mauriciens à l’époque, il voulait voir si l’herbe était plus verte ailleurs et il a décidé d’émigrer. »

On est bien, ma femme adore le pays, mes enfants suivent les mêmes cours qu’en France…»

Il lui en est reconnaisant. « Je dois rendre justice à mes parents pour ce que mon frère et moi sommes aujourd’hui. C’est grâce à eux. Mon papa a été chef d’entreprise en France et il s’est tué au travail pour nous tous et nous lui en sommes reconnaissants », dit-il avec émotion. 

Cet enfant issu de Floréal a dû s’adapter en arrivant en France. Un autre monde, un autre mode de vie, une autre vie tout court. Mais Nessen Soobrayen est un battant. « Je voulais réussir dans la vie », dit-il. Il rencontre la Française Aurélie, elle devient son épouse et lui donne trois filles : Inès, 17 ans, Alicia, 10 ans, et Anna, 8 ans. 

Nessen Soobrayen se construit une belle vie, possède une entreprise florissante, a la double nationalité. La pandémie de Covid-19 vient tout chambouler. Cela a été un « wake-up call », affirme-t-il. C’est à partir de ce moment qu’il décide de rentrer à Maurice. « Le choix n’est pas facile souvent, mais la chance que j’ai, c’est qu’Aurélie connaissait Maurice mieux que moi. Elle adore le pays, car elle y venait souvent passer des vacances. »

Je me construis et je fonce, c’est dans ma nature»

Trente-cinq ans après, tout reconstruire en quittant Paris pour Tamarin et Cascavelle, recommencer à zéro, relancer une carrière… Nessen Soobrayen le fait avec calcul. Il connaît les risques, les jauge. Comment se passent ses retrouvailles avec le pays de ses racines ? « On est bien, ma femme adore le pays, mes enfants suivent les mêmes cours qu’en France au Lycée Labourdonnais et elles mangent comme des Mauriciens, elles commencent à parler kreol, c’est génial. C’était cela le pari, l’adaptation des gosses et c’est gagné. Dans le car d’école, elles rencontrent des amis et elles papotent, s’amusent. »

Et le business ? « Tout marche bien. je suis en association avec Sandler Training, une compagnie américaine connue dans le monde et je la représente sur l’océan Indien. Je me construis et je fonce, c’est dans ma nature. »

Des regrets d’avoir vendu maison, voiture et autres en France ? Comme Edith Piaff, Nessen Soobrayen répond : « Je ne regrette rien. »

 

 

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