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Dans un collège d’État : une enseignante victime d’un deepfake

Les images truquées de l’enseignante ont été partagées en ligne, dont sur Instagram.
  • L’auteur ne serait nul autre qu’un élève de Grade 7
  • Une plainte déposée au CCID

Elle réclame justice pour son intégrité et son honneur bafoués. Une jeune enseignante, accompagnée de son avocat, a porté plainte à la Cybercrime Unit du CCID, le jeudi 21 mars. La veille, elle est tombée des nues en apprenant que des vidéos truquées d’elle circulaient sur les plateformes en ligne. L’auteur ne serait nul autre qu’un élève de Grade 7 d’un collège d’État où elle enseigne le français.

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Le mercredi 20 mars 2024, alors qu’elle donnait un cours de littérature française aux élèves de Grade 7, elle dit avoir remarqué que l’un d’entre eux pointait son téléphone portable vers elle. Elle soutient l’avoir immédiatement réprimandé, lui rappelant qu’il était interdit d’utiliser le téléphone portable dans la classe sans permission. L’élève aurait prétexté avoir oublié son livre de littérature à la maison et qu’il avait pris des photos des pages pour pouvoir travailler.

Or, le lendemain, alors qu’elle exerçait ailleurs, elle a été convoquée par le senior Educator du collège. Une fois sur place, elle a appris qu’elle était devenue l’objet d’images manipulées, prises lors de son cours de littérature, la veille, avec les élèves de Grade 7.

Il s’avère qu’un des élèves l’aurait prise en photo, avant de transformer les images en contenu abusif à l’aide de l’intelligence artificielle, qu’il aurait par la suite diffusé sur les réseaux sociaux, dont Instagram. Le collégien aurait également fait un montage vidéo indécent qu’il aurait diffusé sur le groupe WhatsApp des élèves de l’école.

Selon l’enseignante, c’est un élève de Grade 8 qui a signalé cette affaire à l’administration de l’école. Ledit collégien lui a donné des preuves qu’il a collectées, incriminant clairement l’élève de Grade 7 comme étant l’auteur de ces « deepfakes ».

« Je suis prête à intenter une action en justice contre les auteurs pour qu’ils répondent de leurs actes. J’ai déjà déposé une plainte officielle auprès du CCID. Les auteurs doivent être tenus pour responsables de la violation non seulement de mes droits, mais aussi de la confiance et du respect que l’on doit aux éducateurs », déclare l’enseignante.

Elle exige que des mesures disciplinaires soient prises contre les élèves responsables, et « que les autorités chargées de l’application de la loi soient impliquées pour enquêter sur d’éventuelles accusations criminelles ».

Nous avons tenté d’avoir une déclaration du ministère de l’Éducation, mais en vain. 

 

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