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Dans un pensionnat à Rose-Belle : des relations sexuelles avec une ado contre Rs 1 000

Une fille de 16 ans, de Grand-Gaube, allègue avoir été vendue à un inconnu pour Rs 1 000. La rencontre avait, dit-elle, été arrangée par la tante de son copain, dans la soirée du mardi 17 décembre et a eu lieu dans un pensionnat à Rose-Belle. La police est à la recherche de la tante et l’homme mentionné par la fille. 

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Dans une déposition à la Brigade pour la Protection des mineurs, la jeune fille accompagnée de son père, allègue avoir été invitée par la tante de son copain, à avoir des relations sexuelles avec un inconnu contre paiement de Rs 1 000. L’adolescente qui est mère d’un nourrisson de neuf  mois, explique que la rencontre avait été conclue par Stéphanie, qui est la tante du père de son enfant. 

Lors de sa déposition, la jeune mère explique que les faits ont eu lieu dans la soirée du mardi 17 décembre. Elle raconte qu’elle avait rendez-vous avec ladite Stéphanie à Rose-Hill, où elles ont rencontré un homme inconnu qui leur a proposé d’avoir des relations sexuelles à trois, contre Rs 1 000 et que la tante de son copain a accepté. 

Les trois ont pris un taxi pour se rendre dans un pensionnat, situé à Rose-Belle où ils ont donné suite à leur projet. 

L'homme inconnu

La Child Development Unit (CDU) a été alertée de cette affaire et une reconstitution des faits a eu lieu, le jeudi 19 décembre. La jeune mère a ensuite subi un examen médical. La police est actuellement à la recherche de ladite Stéphanie et de l’homme inconnu. Une enquête a été ouverte. 

Interrogé le père de la jeune mère de 16 ans, explique avoir été alerté de cette affaire par la police. « C’est alors que je me suis rendu au poste de police et j’ai assisté ma fille lors de sa déposition », précise-t-il. « Je suis outré contre ladite Stéphanie pour avoir emmenée ma fille dans un lieu pareil. Je m’en fiche de la vie qu’elle mène, mais même si ma fille est une jeune mère, elle n’a pas le droit de l’associer à de tels actes », s’indigne le père.

L’adolescente a perdu sa mère il y a huit mois. « Mwa mo enn papa et li pa rakont mwa en detay so bann problem et sa rann mwa triste », ajoute-t-il. 

La Brigade pour la Protection des Mineurs 

Interrogé Hayman Bassghoora, l’assistant surintendant de police en charge de La Brigade pour la Protection des Mineurs, explique qu’il y a un manque de pédopsychiatre et qu’aucun psychologue n’est attaché à la Brigade pour la Protection des Mineurs. « Nous faisons appel au ministère de l’Éducation pour que des psychologues soient délégués à notre département quand besoin est. Nous en avons fait une demande officielle dans le passé et nous attendons toujours une réponse », précise-t-il, en soutenant que cela aurait été mieux d’avoir plusieurs psychologues pour apporter un meilleur service auprès de ces jeunes vulnérables. « Quelques temps de cela, nous avons eu la visite du Dr Christian Simon, un pédopsychiatre qui sait parler aux enfants et qui les comprend. Il arrivait à remonter le parcours de l’enfant dès son plus jeune âge et savait comment s’y prendre. Et en parallèle, les enfants lui faisaient confiance et les sessions étaient réussies. Ce serait avantageux à nos jeunes Mauriciens d’avoir plus de pédopsychiatres au sein de La Brigade pour la Protection des Mineurs », dit-il.

Hayman Bassghoora ajoute que plusieurs campagnes de sensibilisations sont faites auprès des jeunes, y compris ceux en préprimaire et même lors des périodes festives. « Cette campagne est organisée afin que les enfants soient informés de leurs droits et qu’ils évitent toute situation à risque », explique-t-il. C’est avec les enfants qui sont en cycle secondaire que la tâche devient plus difficile, dit-il. « Les principaux problèmes qu’on retrouve chez ces jeunes sont  l’école buissonnière, l’attitude vulgaire en lieu public, le fléau de la drogue de synthèse et les relations sexuelles précoces », explique-t-il. 

 

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