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Descente policière dans un salon à Candos – Une coiffeuse: «Je devais aussi proposer des extras aux clients»

La fonction première d’un salon : proposer des massages et des soins capillaires. Or, il semblerait que le patron d’un tel établissement, situé à Candos, demande à ses employées d’offrir des « extras » aux clients, moyennant un paiement.

C’est du moins ce qu’affirme Christelle (prénom modifié), une des coiffeuses interpellées par la police de Sodnac le mardi 9 août, lors d’une descente dans ce salon qui faisait l’objet d’une surveillance depuis quelque temps.

Cette femme, âgée de 30 ans, se trouvait dans une cabine avec un client. Ce dernier a également été interpellé. Lors de son interrogatoire, l’homme a avancé qu’il s’était rendu au salon pour un massage et que Christelle lui a proposé des services sexuels.

Massage à Rs 400

« Après le massage, j’ai payé Rs 400 à la coiffeuse. Elle m’a ensuite proposé ses services sexuels. Mais j’ai refusé », a-t-il affirmé aux enquêteurs. Il a précisé que c’était la première fois qu’il allait dans ce salon. Après son interrogatoire, il a été autorisé à rentrer chez lui.

Quant à Christelle et ses deux collègues, elles ont été conduites au poste de police de Sodnac, où elles ont été interrogées. La trentenaire a expliqué aux enquêteurs que cela fait deux mois qu’elle travaille comme coiffeuse dans ce salon. Elle soutient qu’au départ, elle hésitait à rejoindre l’établissement, mais elle affirme qu’elle n’a eu d’autre choix que d’accepter cet emploi pour subvenir à ses besoins.

Dans sa déposition, Christelle a déclaré avoir déjà proposé ses « services » à des clients dans le passé. Elle souligne qu’ils sont cinq à en avoir bénéficier, contre paiement. « Mon patron m’a dit que je dois plaire aux clients, en leur proposant mes services sexuels. Je n’ai fait que suivre ses instructions, pensant que c’était légal », indique la jeune femme.

D’ailleurs, ajoute-t-elle, son patron ouvrait lui-même les portes du salon, tôt dans la matinée. « Ce n’est qu’aux alentours de 17 heures qu’il revenait pour récupérer la recette du jour. Je croyais que le fait de proposer des services sexuels aux clients faisait partie de mon travail. Si mo ti kone sa travay-la ilegal, zame mo pa ti pou fer sa », a-t-elle déclaré aux enquêteurs.

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