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Divali : le partage et l’harmonie au cœur des célébrations  

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En ce lundi 24 octobre, les communautés hindoue et tamoule célèbrent ‘Divali, la fête de la lumière avec faste et gaieté. 

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Sivagamee Moonien va préparer plusieurs gâteaux avec le soutien des autres membres de la famille. 

Dipavali, aussi appelé Divali, est la fête de la lumière et du partage et l’une des plus importantes célébrations chez la communauté hindoue. Elle est également célébrée chez les Tamouls pour qui Divali représente la victoire de la lumière sur les ténèbres et le triomphe du bien sur le mal.

« Comme le nom l’indique, Dipa, qui veut dire diyas (lampes) et avali (en rangée), signifie les rangées de lampes. L’énergie positive qui émane des lumières ce jour-là va illuminer le corps et chasser la négativité », confie l’Acharya Sharad Pandey. Il ajoute que cette fête marque la victoire du dieu Ram sur le démon Rawan et qu’à son retour à Ayodhya, le dieu Ram a été accueilli avec des lampes allumées et des fleurs.

Divali, c’est aussi des prières offertes aux divinités pour prospérer dans la vie.  « Nous offrons des prières à des divinités afin que toutes leurs vertus, notamment le discernement, la force et le courage, viennent nous habiter. Nous devons aussi prier pour notre prochain », indique notre interlocuteur. 

Quant au partage, ce dernier est symbolisé par les gâteaux qui sont distribués avec la famille, les amis et les voisins en signe de paix et d’amour. « Les gâteaux vont apporter de la douceur dans nos vies et nous permettre de vivre en harmonie, mais il est important que cela perdure. Souvent, la veille nous partageons des gâteaux de Divali et nous oublions toute la jalousie, la colère et autres sentiments négatifs envers les autres.

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L’Acharya Sharad Pandey indique que l’énergie positive qui émane des lumières va illuminer le corps et chasser la négativité.

Malheureusement, le lendemain, nous reprenons nos mauvaises habitudes, alors qu’il faut continuer sur cette bonne lancée », indique l’Acharya Sharad Pandey. 

La fête célébrée le matin chez les Tamoules 

Chez la communauté tamoule, Divali débute la veille de la fête, tandis que les préparatifs se font une semaine à l’avance avec le grand nettoyage et la préparation de certains gâteaux. Tel est le cas chez la famille Moonien qui réside à Vacoas. « Nous avons commencé la préparation des gâteaux depuis une semaine. Nous avons grillé et écrasé les ingrédients et autres pour les gâteaux comme gato ros ou encore pour l’adourson », confie Ravishay Moonien.

La veille de la fête, la famille Moonien, plus précisément Sivagamee Moonien, 84 ans, la grand-mère et les autres membres de la famille commencent la préparation des autres gâteaux. Au menu : tonpon, gâteaux patate et adourson. Les gatos ros sont déjà prêts. En ce lundi 24 octobre, la famille se réveille à l’aube pour commencer les prières. Sivagamee Moonien, la doyenne de la famille fait une préparation avec du dholl et de l’huile qu’elle offre en premier lieu aux divinités. Ensuite,  elle passe cette pâte sur la tête de chaque membre de la famille avant leur bain. Par la suite, place à la préparation des gâteaux piments, puis aux prières. 

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Lutchmee Bundhooa vit seule, mais concède qu’elle est bien entourée pour Divali.

« Les gâteaux sont offerts à Mahalatchumi, puis partagés en nombre impair avec la famille, les proches et les voisins. Dans la soirée, nous allons allumer les lumières et notre dîner sera  composé de  7 carris. Nous allons aussi rendre hommage aux grands-parents décédés », indique Ravishay Moonien.

Chez les familles hindoues, la fête Divali est célébrée dans l’après-midi le jour de la fête. Cependant, les préparatifs ont débuté avec le grand nettoyage une semaine avant. Certains gâteaux sont préparés la veille, comme chez la famille Seepaul qui habite dans le nord de l’ile. La maitresse de maison, Amrita a préparé ses burfis la veille et ce lundi, elle enchaînera avec les gâteaux patate, ladoo, tekwa et itli.  « Cette année, c’est un peu différent, car mon fils vient de se marier. Ainsi, avec ma belle-fille, nous allons célébrer Divali tous ensemble. C’est une belle ambiance qui règne », dit-elle.

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Parmanand Seepaul (à gauche) avec son épouse Amrita (à l’extrême droite), son fils Prabhat et sa belle-fille Deepshika vont célébrer Divali dans la joie et le partage.

Puis, vers 16 heures, après la prière, son époux se chargera de distribuer les gâteaux. « Divali est symbole d’harmonie. Ce jour-là, nous partageons des gâteaux avec nos amis et voisins des autres communautés et nous le faisons dans la joie. De plus, cette fête resserre les liens familiaux. Mes frères et  neveux habitent dans la même rue que moi. Tout le monde met la main à la pâte pour installer les guirlandes de lumière », indique, pour sa part, Darmanand Seepaul.  

Lutchmee Bundhooa, une habitante de Triolet, est tout aussi heureuse de célébrer Divali. Même si elle vit seule, car son fils unique est au Canada, elle va célébrer la fête dans la joie. « Je vais préparer, des rasgullas, des gâteaux patate et des roats et je vais dédier cette journée à la prière », confie-t-elle. Comme elle habite tout près de sa famille, elle indique qu’elle ne se sent jamais seule pour Divali. « Ma famille, mes voisins et mes amies viennent quitter des gâteaux chez moi. Et en début de soirée, la rue s’anime dans une belle ambiance de fraternité », conclut-elle.

 

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