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Elle décroche une bourse pour le Costa Rica : Roupsha vainc l’extrême pauvreté

Roupsha Balisson, 18 ans, fait la fierté de ses parents et de la Cité Anoushka, à Forest-Side. Contre vents et marées, elle a su garder la tête haute et sera la première protégée de SOS Village de Bambous à bénéficier d’une bourse d’études à l’étranger.

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« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. » C’est de cette citation de Nelson Mandela que Roupsha Balisson puise son inspiration. Véritable modèle de réussite, la jeune femme, étudiante au collège Presidency, a surmonté les obstacles et a décroché une bourse d’études de l’United World Colleges (UWC) pour le Costa Rica.

Aînée d’une fratrie de trois enfants, Roupsha fait le bonheur de ses parents. « Je suis extrêmement fière d’avoir décroché cette bourse. L’éducation est ma seule arme pour sortir de la pauvreté et offrir une meilleure vie à ma famille. Je remercie SOS Village, qui m’a toujours encouragée dans mes études », dit-elle. Au Costa Rica, elle poursuivra son Baccalauréat international en Business Management. La famille Balisson vit dans des conditions précaires.

Le père de Roupsha, Devjeet, est laboureur et souffre de maladies cardiaques. Il arrive à peine à travailler. Pour le moment, il doit compter sur l’aide de Caritas et de SOS Village. « Heureusement que le SOS Village de Bambous aide mes enfants et que plusieurs autres associations leur fournissent du matériel scolaire. Je suis très fier de Roupsha. C’est une fille extraordinaire. Elle travaille très dur et a tracé son propre chemin. Malgré les difficultés, elle n’a jamais baissé les bras », dit le père, ému.

Une véritable battante

Pour ses parents et ses enseignants, Roupsha est un exemple de courage. Elle n’hésite jamais à relever les défis. À cause de malnutrition, elle souffre d’anémie et doit suivre des traitements. Le jour de son entretien avec le directeur de l’UWC du Costa Rica, elle était admise à l’hôpital. Ne voulant pas manquer cette occasion en or, elle s’est tout de même entretenu avec le directeur. Ce dernier a été impressionné par la rigueur et la volonté de la jeune femme. « Les épreuves de la vie m’ont appris beaucoup de choses. Cette bourse va m’aider à grandir encore. Je ne pouvais pas manquer cette opportunité. Grâce au soutien de l’UWC, je peux continuer à étudier », souligne-t-elle.

Pour Artee, la mère de Roupsha, sa fille est promise à un bel avenir. « Roupsha n’aime pas voir les gens souffrir. Si elle voit un enfant dans le besoin, elle ne peut s’empêcher de l’aider. Gamine, elle s’est toujours contentée de ce que nous lui donnions. Elle allait à l’école avec un morceau de pain et de l’eau. Elle n’avait pas d’argent de poche, mais à aucun moment ne s’est-elle plainte. Quand l’électricité était coupée, elle étudiait à l’aide de bougies. C’est une fille merveilleuse », confie la mère avec une vive émotion.

Carrière dans la gestion

Roupsha Balisson veut faire une carrière dans la gestion. Elle est passionnée par la finance. Après son Baccalauréat international, elle espère mettre le cap sur le Canada pour un diplôme. « Je travaillerai plus dur pour pouvoir décrocher une autre bourse. Si je n’y arrive pas, j’irai alors travailler sur un bateau de croisière afin de financer mes études », fait-elle ressortir.

Roupsha ne compte pas oublier Cité Anoushka. Au contraire, elle dit vouloir apporter des changements dans le petit village, afin que les gens arrêtent de stéréotyper les habitants. « Notre famille a été relogée dans ce petit village. J’ai grandi à Cité Anoushka. Les gens me respectent beaucoup. J’ai de l’affection pour eux. Une fois établie, je vais aider les enfants et les encourager à apprendre », ambitionne-t-elle.

« Je ne suis jamais allée au cinéma »

À Cité Anoushka, les Balisson ont créé leur petit monde. Pendant les vacances scolaires, Roupsha travaille dans des magasins afin d’aider ses parents financièrement. « L’année dernière, c’était la première fois que je suis partie à Bagatelle. J’en avais beaucoup entendu parler. Souvent, mes amies me demandent de les rejoindre pour un déjeuner au restaurant, mais comme je n’ai pas beaucoup d’argent, je préfère ne pas y aller. Aussi, je ne suis jamais allée au cinéma.

Nous achetons des vêtements neufs deux ou trois fois par an seulement. Je préfère sacrifier mes loisirs pour bâtir un meilleur avenir », confie-t-elle. Par ailleurs, Roupsha est douée en athlétisme et fait du théâtre. « Je pratique le javelot, le lancer du disque et le saut en longueur. J’ai obtenu plusieurs médailles à l’école. Je suis également passionnée par le théâtre. Cela m’aide à me concentrer et à me développer. Mes enseignants m’encouragent à participer à toutes les activités », souligne-t-elle.

Désormais, elle passe son temps à étudier et à planifier son avenir. « J’aime bien m’asseoir seule dans ma chambre et planifier mon temps. Je prie beaucoup pour que Dieu me donne encore plus de courage », ajoute-t-elle.

À la recherche d’un sponsor

Roupsha a reçu une bourse complète pour ses deux ans d’études au Costa Rica. Néanmoins, elle n’arrive pas à économiser pour acheter une valise et des vêtements pour son voyage. « Les frais de mes études et le logement sont déjà assurés. J’aurais besoin d’argent de poche, mais malheureusement, mes parents sont endettés.

Récemment, ils ont contracté un emprunt pour m’acheter un ordinateur et ils n’ont pas encore remboursé le prêt. Donc, je ne peux compter sur eux pour m’acheter des vêtements et autres accessoires. Je pense organiser une collecte de fonds et j’espère trouver un sponsor », nous dit-elle.

 

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