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Explosions dans un commissariat au Pakistan: 16 morts selon un nouveau bilan

Des agents de sécurité inspectent le site un jour après que de multiples explosions causées par l'incendie d'une cache de munitions aient rasé un poste de police spécialisé dans la lutte contre le terrorisme dans la ville de Kabal de la vallée de Swat dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, au nord-ouest du Pakistan, le 25 avril 2023. Au moins 16 personnes, pour la plupart des policiers, ont été tuées par de multiples explosions causées par un incendie dans une cache de munitions dans un poste de police pakistanais le 24 avril, selon des responsables. (Photo par Abdul MAJEED / AFP)

Le bilan des explosions de munitions dues à un court-circuit dans un commissariat de la police antiterroriste pakistanaise est monté à 16 morts mardi, a annoncé la police.

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Parmi les morts, un policier, cinq terroristes présumés qui étaient détenus en attendant leur interrogatoire et deux frères âgés de 4 et 6 ans vivant à proximité, a précisé à l'AFP Akhtar Hayat Gandapur de la police de la province de Khyber Pakhtunkhwa. Plus de 50 personnes ont été blessées et hospitalisées.

Ces explosions à l'intérieur d'un commissariat de Kabal, une ville de la vallée de Swat (Nord-Ouest), ont provoqué l'effondrement total du bâtiment lundi. La police locale les a attribuées à un court-circuit dans le sous-sol du commissariat où étaient entreposés selon elle "des grenades et d'autres explosifs".

La piste terroriste a été écartée, a précisé Akhtar Hayat Gandapur.  "Nous n'avons pas encore trouvé de preuves matérielles ou visuelles suggérant un attentat-suicide, mais nous examinerons tous les aspects de la question au cours de l'enquête", a-t-il dit.

"Trois cents kilogrammes d'explosifs, dont des mines antichars et antipersonnel, des obus d'artillerie et des mortiers, étaient stockés dans le sous-sol, en plus d'engins explosifs improvisés et de gilets explosifs" confisqués, appartenant à des terroristes, a détaillé pour l'AFP Khalid Sohail, un responsable policier du département local de contre-terrorisme.

"C'est comme si l'enfer s'était déchaîné sur moi", a décrit Abbas Khan, 21 ans, qui avait garé sa voiture près du commissariat.

Des funérailles ont été organisées mardi matin pour neuf policiers, leurs cercueils drapés du drapeau national.

Depuis le début de l'année, les talibans pakistanais ont été associés à deux attentats contre d'importants postes de police.

En janvier, un kamikaze s'était fait exploser dans une mosquée à l'intérieur d'un complexe de police de Peshawar (Nord-Ouest), tuant plus de 80 officiers alors que le bâtiment s'effondrait.

Le mois suivant, cinq personnes ont été tuées lorsqu'un commando du groupe Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP, apparu en 2007), a pris d'assaut un bâtiment de la police à Karachi (Sud), provoquant une fusillade de plusieurs heures. Le TTP accuse les forces de l'ordre de se livrer à des exécutions extrajudiciaires.

Le Pakistan a connu une augmentation spectaculaire des attaques depuis que les talibans ont pris le contrôle en août 2021 de l'Afghanistan voisin.

Les militants pakistanais du TTP ont longtemps contrôlé des régions entières du Nord-Ouest du Pakistan, y compris la vallée de Swat --où la prix Nobel de la paix Malala Yousafzai, alors âgée de 15 ans, avait reçu une balle dans la tête tirée par le TTP en 2012 alors qu'elle plaidait pour l'éducation des filles.
Ils ont depuis été mis en déroute par l'armée. Un cessez-le-feu précaire de six mois entre le TTP et Islamabad a volé en éclats en novembre.

© Agence France-Presse

 

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