Faits Divers

Face aux commentaires de ses amis : une fillette de neuf ans tente de se jeter dans le vide

Dayana Dayana, la mère de la fillette.

C’est une affaire qui interpelle. Une fillette de neuf  ans fréquentant un établissement scolaire de Pailles a failli commettre l’irréparable, le 12 février dernier pendant les heures de classes, selon sa mère.  La raison : l’enfant a le sentiment d’être la risée de ses camarades de classe. La police a initié une enquête et le ministère de l’Education dit suivre l’affaire de très prés.

«  Li nepli anvi al lekol, li per », lâche Dayana, la mère de la petite. Selon  cette dernière, depuis que sa fille a intégré l’établissement, elle se sent  persécutée. «   Dès les premiers jours de son admission, les problèmes ont commencé », nous dit-elle. Au fil des années passés dans l’école, les choses ne se seraient guère arrangées.  « Elle a déjà eu des problèmes dans les toilettes de l’école. J’avais même porté plainte à la police », poursuit Dayana. Elle dit en avoir parlé au maître d’école d’alors, mais rien n’aurait été fait. «  Ma fille  continue d’être la risée de sa classe. Bann lezot zelev pas ouler zoue ek li. Zot dir li vilin », s’indigne la maman.

Et pourtant précise-t-elle, « mo tifi enn tifi trankil. Li pa kapav travay dan klass. Li pa gayn bon rezilta », ajoute-t-elle.  Le 12 février toutefois, un incident avec une enseignante aurait poussé la petite à bout. «   Li pa ti pe kapav alim ordinateur, linn deman so miss,  me linn komanss koz britt ek mo tifi. Mo tifi nepli kapav. Linn sorti deor. Depi premie etaz lin kommanss  mett so latet dan baro pou sote. Erezmann bann zelev inn trouv li. Zot in all dir profeser ». «  Mo ti pe anvi touy mwa », murmure la petite. Ses parents ont aussitôt été informés, ainsi que la Child Development Unit. « Nous avons porté plainte une fois encore. Ma fille ne veut plus aller à l’école », se désole Dayana.

« Nous suivons l’affaire et nous attendons les résultats de l’enquête. Actuellement nous offrons un soutien psychologique à l’enfant.  Nous avons dépêchés des inspecteurs de la zone pour épauler l’école et veiller à ce que les élèves ne soient pas affectés », indique le ministère.