Politique

Fête des grands-parents à Triolet - Navin Ramgoolam : « Vous êtes soit avec moi soit contre moi »

280518_navin.jpg Le leader du PTr haranguant l’assistance.

Des traîtres, Navin Ramgoolam n’en a cure. À Triolet, dimanche, à l’occasion de la fête des grands-parents, l’ex-Premier ministre s’est épongé sur ceux qui ont quitté le navire travailliste. « Si vous n’avez pas la flamme dans le cœur, ne faites pas de la politique. Allez plutôt faire autre chose », devait-il lancer lors de son discours à une fonction organisée par le Gahlot Suryavanshi Rajput Sabha.

«Quand j’ai eu des problèmes, certains ont dit qu’ils allaient vers sir Anerood Jugnauth. Je leur ai dit d’y aller. Soit vous êtes avec moi soit vous êtes contre moi. Ce genre de personnes n’a pas sa place au Parti travailliste. » Navin Ramgoolam précise qu’en politique le plus important n’est pas de se servir, mais de servir la patrie.

Aujourd’hui, c’est le gros capital qui est gagnant, soutient-il. Les autres sont des laissés-pour-compte. « C’est un crime ce qu’ils font avec les planteurs. » L’occasion pour Navin Ramgoolam de commenter la la Commission d’enquête contre l’ex-présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, qu’il trouve « ridicule ». Certes, « il y a des pouvoirs qu’il faut enlever du président », mais, souligne-t-il, « faites attention qu’une alliance MSM/ MMM n’en donne pas davantage à la présidence ».

La nomination de trois juges en fonction à la tête de la Commission est une erreur, estime le chef des Travaillistes, car « la justice doit rester indépendante. Je ne critique pas les juges, mais c’est trop de retenir trois sur une Commission d’enquête, alors qu’il y a des affaires qui tardent en Cour. Il n’y a rien d’illégal, mais ils bloquent trois juges ».

De plus, Navin Ramgoolam estime que les attributions de la Commission sont trop larges. Il rejoint ainsi l’avis exprimé par Paul Bérenger lors de sa conférence de presse de samedi.

« Comment peut-on demander à des juges de décider politiquement quels pouvoirs un président doit avoir ? Déjà, il y a trop de pouvoirs pour le président. Pas question de lui en donner encore plus. Toutefois, il deplore la manière de nommer un président et de le destituer. Cela pose problème. Je l’avais déjà dit en 1991. »

L’ex-Premier ministre dénonce de plus les intrusions dans sa vie privée. « Publier ma photo quand je danse. Savez-vous danser vous ? Ce que j’ai fait dans une vie, ils ne peuvent pas le faire. » 

Et de conclure que 50 ans après l’indépendance, il faut arrêter de penser en termes de communautés. « Nous devons devenir un seul peuple, une seule nation. »