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Fête des Mères : les supermamans à l’œuvre !

Les supermamans à l’œuvre

Toutes les mamans sont « super » à leur façon. Elles sont dévouées à leurs enfants, à l’écoute, aux p’tits soins. À la veille de la Fête des Mères, nous en avons rencontré quelques-unes. Maman businesswoman, Maman culturiste, Maman 3.0 ou encore Maman courage, bref de super exemples d’amour !

Anousha Junggee : Maman 3.0

Elle fait partie de ces mamans qui respirent la bonne humeur. Anousha Junggee, 29 ans, mère de deux enfants et femme entrepreneur, est une maman connectée à la pointe de la technologie. Les réseaux sociaux n'ont aucun secret pour elle. Elle utilise ces plateformes pour communiquer avec ses enfants et les membres de sa famille. « Je suis extravertie et ouverte, et si on ne me voit pas, on m'entend. »

De par ses responsabilités, elle se retrouve souvent en voyage. « L'année dernière, j'ai voyagé pendant presque cinq mois et les réseaux sociaux m'ont permis de rester en contact avec mes proches », confie Anousha. « Ma famille, c’est mes parents, mes enfants mais aussi ma belle-famille avec laquelle je suis très complice. » C'est sa joie de vivre, ses convictions et ses opinions qu'elle partage sur les réseaux sociaux.

« Du haut de ses cinq ans, ma fille est ma fierté. C’est une petite chipie qui parle beaucoup avec une petite touche de sarcasme. Mon fils de dix ans vit au Canada. Nous passons notre temps à nous envoyer des messages et à faire des ‘videos calls’ pendant de longues heures. »

Anousha Junggee a initié ses enfants à la technologie afin de toujours rester connecté.

La distance n'a jamais été un obstacle pour cette mère : Whatsapp, Facetime, etc. lui permettent de rester connectée à ses enfants. « Cependant, je leur ai appris les limites. »

Pour Anousha, il est primordial de pouvoir faire la balance entre le travail et la vie familiale. « Nous nous faisons un devoir de prendre le petit-déjeuner en famille. »

Pour elle, les petits moments partagés sont grandement privilégiés. « Il m'arrive de demander à ma fille ce qu'elle veut et pour elle, regarder un film lui suffit, bien plus que de gros cadeaux. Je prends également le temps d’être une maman-gâteau et lui préparer des douceurs. »

Nilda Manan : Maman courage

Nilda Manan, mère de sept enfants, a quitté Rodrigues pour trouver son eldorado à Maurice.

Nilda Manan, 41 ans, est l'exemple même du courage. Comme beaucoup de Rodriguais, elle a quitté sa petite île en pensant trouver son eldorado à Maurice. Sur les bras, quatre filles âgées entre 2 et 16 ans à sa charge et quelques bagages…

Installée à Maurice depuis deux ans, elle se bat pour offrir une bonne éducation à ses enfants. Séparée de son mari depuis cinq ans, elle s'est retrouvée obliger de quitter ses deux fils à Rodrigues pour venir chercher du travail à Maurice. « Je ne pensais pas que nous aurions autant de mal ici. Nous avons été hébergés par une famille mais mes filles ont eu des difficultés à s'adapter à l’environnement scolaire mauricien. »

Face à ces soucis, Nilda veut retourner à Rodrigues mais elle n’en a pas les moyens. Elle décide alors de prendre leur destin à bras-le-corps. Il y a un an, elle rencontre Helena de l’ONG Passerelle. Résolue à reprendre sa vie en main, elle trouve une autre école pour ses filles et un emploi de cuisinière dans un restaurant à St-Pierre. 

Aujourd'hui, mère et filles vivent dans un shelter. « Ma plus grande satisfaction c'est qu’elles puissent être éduquées et je suis fière et émue quand elles rapportent de bons résultats. » Elles sont très complices et elles s’occupent volontiers de leur maman quand elle est fatiguée ou malade… « C'est comme un retour d'ascenseur car si je suis ici, c'est pour elles et je suis prête à soulever des montagnes pour qu'elles réussissent. »

Kathrine Rabot : Maman muscles

Kathrine Rabot et son fil Eros partagent la même passion.

Quel garçon ne rêve pas d'une maman aussi forte que papa ? Kathrine Rabot est une supermaman dans le sens propre du terme pour ne pas dire une « superwonderwoman ». Elle se distingue par ses muscles mais détrompez-vous. Derrière la plastique impressionnante de cette bodybuildeuse se cache une maman au cœur aussi grand que tendre. À 37 ans, la culturiste est mère d'un jeune de 18 ans. « Il ne se passe pas un jour où il ne me dit pas qu’il est fier d’avoir une maman toute en muscles », lance Kathrine.

Son fils Eros, né de son premier mariage, a grandi en Italie. Se retrouvant mère célibataire, elle a été obligée de travailler la nuit dans une discothèque afin d’être présente le jour pour son enfant. Quelques années plus tard, Kathrine rencontre Rudy, coach de bodybuilding et de fitness. Il l'initie au bodybuilding alors qu’Eros développe une passion pour les arts martiaux. Mère et fils se rendent en salle de sport régulièrement. « Il m'aide à m'entraîner et m'encourage dans tout ce que je fais. »

Il y a cinq ans, la famille décide de changer d’air et de s'installer à Maurice, le pays natal de Kathrine. « Eros et moi, nous avons toujours été complices car je l'ai élevé seule pendant de longues années. Nous ne nous disputons jamais. C'est un fils respectueux et nous avons une relation très spéciale. » À chaque compétition de bodybuilding où sa super maman participe, Eros l'accompagne pour choisir son bikini et l'aide dans le choix de son maquillage. Maintenant qu'Eros a 18 ans, c'est lui qui prend le relais lorsque ses parents voyagent pour des compétitions.

Nushumi Balgobin Kandhai : Maman businesswoman

Nushumi Balgobin Kandhai a mis sa carrière d'avocate entre parenthèses pour ses enfants.

Nushumi Balgobin Kandhai est avocate depuis 15 ans. Elle est l'exemple même de la femme qui a su concilier travail et vie de famille. Son job d'avocate ne l'a jamais empêchée de trouver du temps pour ses enfants de 5 et 10 ans.

Cependant, la balance ne s'est pas faite tout de suite pour Nushumi. « J'ai pris un congé de maternité d’une année après la naissance de chaque enfant. » Ne souhaitant pas compromettre son rôle de mère, cela a été une lourde décision pour sa carrière, mais c’est un choix qui lui tenait à cœur.

« J'aurais pu jongler entre les deux mais j'ai préféré trancher. Être mère, c’est déjà un métier à plein temps surtout que l’attention maternelle est une nécessité pour un enfant en bas âge. » Sa décision lui a permis de ne rien manquer de leurs premières années, leurs premiers gestes et leurs cris de joie ou de peine.

Puis, Nushumi a retrouvé le monde légal avant d’y rentrer de plain-pied. « Maintenant que j'ai repris mon travail d’avocate, je m’adapte tant bien que mal dans la peau de la maman avocate. » Au fil des années, elle a développé une relation intense et fusionnelle avec ses enfants. Mère protectrice, elle partage avec eux un lien fort. « Nous sommes inséparables. Par exemple, après l'école, ils se précipitent vers moi pour les câlins, ils me disent souvent que je leur ai manqué ou qu'ils ont beaucoup pensé à moi. »

Bien qu'être maman est un vrai bonheur, savoir trouver un bon équilibre est primordial pour Nushumi. « Je me suis peut-être trop investie mais il n’y a pas de façon parfaite de vivre sa maternité. Une fois maman, on donne aux enfants une attention exclusive et on s’oublie. D’un côté, je suis une mère comblée, d’un autre, je suis parfois fatiguée et désemparée. » Son remède : savoir prendre du recul afin de trouver un bon équilibre entre sa vie professionnelle, sa vie de femme et de mère de famille.

« Nous ne sommes pas des superwomen, dit-elle, mais il faut savoir déléguer les responsabilités et les tâches autour de nous afin de pouvoir se consacrer aux enfants et à son métier. On privilégie le dialogue, les câlins et la supervision des travaux scolaires. J’ai remarqué que mes enfants refusent d'être autonomes et je dois m’occuper d’eux jusqu’à l’heure du coucher. »

Quand on devient maman c’est pour la vie, ajoute Nushumi. « Nos sacrifices sont des fruits d’amour pour la future génération et je souhaite que nos enfants grandissent avec une conscience morale qui les aide à affronter les fléaux qui desservent notre société. »