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Il attend une patente depuis huit mois - Faouzi : «Je travaille dans l’illégalité, en attendant mon permis»

Van Scholaire Photo illustration

Faouzi Perrally , habitant La Tour Koenig, affirme que cela fait huit mois qu’il attend d’obtenir une patente de ‘School Bus’ auprès de la National Transport Authority (NTA). Entre-temps, dit ce chauffeur, il est contraint de travailler à ses risques et périls, dans l’illégalité.

« Je suis exaspéré ». Faouzi un chauffeur de van scolaire n’en peut plus. « Je me suis rendu à maintes reprises à la National Transport Authority (NTA) pour obtenir mon permis d’exercer. Pour cela, les responsables m’avaient réclamé un certificat de caractère », explique ce chauffeur de 36 ans.

« J’ai attendu deux mois pour cela et j’ai déposé tous les documents en bonne et due forme. Les officiers m’ont informé que je devrais attendre pour l’obtention du permis, car la date limite était dépassée et qu’ils avaient déjà obtenu suffisamment de demandes et qu’ils ne pouvaient considérer la mienne. On ne m’a pas informé de la date limite au moment d’entamer les procédures », poursuit-il.

Travailler au noir

Ce chauffeur de van scolaire n’est pas au bout de ses peines. Il explique qu’il fait face à de graves difficultés financières. « Je souhaite obtenir ce permis pour que je puisse opérer dans la légalité, sans avoir des démêlés avec les autorités et la justice. J’ai été pris en contravention une fois. J’ai dû payer une amende », témoigne le trentenaire. « Je travaille au noir depuis cinq ans, concède-t-il. C’est une situation très complexe, mais je n’ai d’autres choix. Je suis dans l’obligation de le faire pour subvenir aux besoins de ma famille ».

Lors de son intervention à l’antenne, Yashvind Poteeram, responsable de communication de la NTA, dira : « Normalement, pour les permis de van, une annonce avait été publiée dans les journaux. Selon les procédures, tous ceux qui souhaiteraient obtenir un permis doivent se rendre auprès à la NTA pour remplir un formulaire d’inscription, et, par la suite, effectuer un paiement. Ensuite, la NTA ouvrira un dossier au nom de la personne qui soumet une application ».

Toujours selon les dires du responsable de communication, un entretien est par la suite fixé avec les officiers de l’organisme. Ils détermineront si le chauffeur est éligible à un permis, son dossier sera alors référé au département licensing de la NTA qui elle se prononcera si l’application est valable ou pas. En dernier lieu, l’application est adressée au Deputy Road Traffic Commissioner pour l’approbation de ce permis », a déclaré l’officier.