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Indonésie : chasse aux tigres à Sumatra après des attaques meurtrières

Photo d'un tigre de Sumatra prise le 21 octobre 2010 au zoo d'Amnéville

Une chasse aux tigres a été lancée sur l'île indonésienne de Sumatra après plusieurs attaques contre des villageois dont deux ont été tués par cet animal en danger d'extinction, ont annoncé jeudi des responsables.

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Quatre personnes ont été attaquées par un félin ces dernières semaines alors qu'elles travaillaient au champ à l'intérieur d'un parc national dans la province de Lampung, sur la grande île de Sumatra.

"Nous pensons qu'il y a plus d’un tigre qui terrorise les villageois", a déclaré Sugeng Hari Kinaryo Adi, un garde-forestier du parc national de Bukit Barisan.

Les attaques se sont produites entre la fin février et le 11 mars, faisant deux morts, deux hommes de 28 ans et 47 ans qui ont succombé à leurs blessures, a-t-il précisé.

Le tigre de Sumatra, ciblé par les braconniers, est considéré comme en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature, avec moins de 400 individus qui resteraient encore à l’état sauvage.

L'animal doit faire face à une présence humaine accrue et à une disparition de son habitat naturel en raison de la déforestation.

Une équipe de dix personnes, dont un vétérinaire et des gardes-forestiers, s’est lancée à la chasse aux grands félins, rien n’indiquant que les attaques ont été perpétrées un même et unique animal.

"Nous allons commencer à nous déplacer aujourd’hui (jeudi, ndlr), à fabriquer un piège et à cartographier la route où le tigre pourrait passer", a déclaré à l’AFP Dito, un vétérinaire, qui n’a donné qu’un seul nom.

"Nous espérons que les villageois pourront rester à l’écart de la zone où le tigre passe habituellement afin qu’il n’y ait plus de victimes", a-t-il ajouté.

Après la dernière attaque qui s'est produite lundi, où un tigre a blessé un agriculteur, des centaines de villageois en colère se sont rassemblés et ont incendié le quartier général des gardes-forestiers à l’intérieur du parc national et ont exigé la capture des animaux.

© Agence France-Presse

 

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