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La mort du policier Arvind Hurreechurn est «suspecte», selon Me Hervé Lassémillante de la NRHC

La mort du policier Arvind Hurreechurn au centre de détention de Moka est suspecte.

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C’est la conclusion de l’avocat Me Hervé Lassémillante, Deputy Chairperson de la National Preventive Mechanism Division de la National Human Rights Commission (NHRC), qui avait effectué une visite au Moka Detention Centre le 31 octobre quelques heures après le décès du policier Arvind Hurreechurn.

De retour d’un voyage de Madagascar, le policier Arvind Hurreechurn, âgé d’une trentaine d’années, avait été arrêté le 25 octobre avec dans ses valises 2 kilos d’héroïne d’une valeur de Rs 35 millions à l’aéroport de Plaisance.

Dans la nuit du samedi 28 octobre, Arvind Hurreechurn a été retrouvé mort dans sa cellule. Il se serait donné la mort par pendaison.

Mais Me Hervé Lassémillante estime que cette mort est «suspecte». Il a rédigé un rapport après sa visite au Moka Detention Centre ; rapport qui a été déposé à l’Assemblée nationale mardi 15 novembre par le leader de l’Opposition Paul Bérenger.

Dans son rapport de deux pages, Me Hervé Lassémillante est revenu sur les événements survenus avant la découverte du corps sans vie d’Arvind Hurreechurn. Placé dans la cellule no 14, il était sous la surveillance de plusieurs policiers.

C’est le constable Beeharry qui a fait la découverte macabre à minuit. Sa dernière patrouille remontait à 23 h 30. À ce moment-là Arvind Hurreechurn était toujours en vie.

Il a été rapporté qu’au moment de la découverte macabre, les détenus des cellules nos 12 et 13 dormaient.

Il a été expliqué à Me Hervé Lassémillante, lors de sa visite au Moka Detention Centre, que le policier Arvind Hurrechurn se serait suicidé à l’aide d’une serviette accrochée à un lavabo.

Mais Me Hervé Lassémillante estime qu’il est difficile pour qu’un individu de taille moyenne de se donner la mort par pendaison au moyen d’un objet qui se trouve à peine à trois pieds du sol, et sans que des policiers n’entendent ou voient quoi que ce soit.

Raison pour laquelle la Commission nationale des droits humains réclame une copie du rapport de l’autopsie pratiquée sur Arvind Hurreechurn.

Me Hervé Lassémillante ajoute que plusieurs caméras de surveillance au Moka Detention Centre sont opérationnelles, mais que le détenu avait été placé dans une cellule munie d’une caméra qui ne fonctionnait pas.

Me Hervé Lassémillante parle d’une « erreur monumentale ».

À l’Assemblée nationale mardi 15 novembre, Paul Bérenger a déposé ce rapport de deux pages. Il voulait savoir si le Premier ministre par intérim Xavier-Luc Duval était au courant des zones d’ombre soulevées par Me Hervé Lassémillante.

Xavier-Luc Duval a alors lancé un appel pour que des «déclarations sans fondement» soient évitées autour du décès en cellule du constable Arvind Hureechurn.

Xavier-Luc Duval a précisé que la police n’est en présence d’aucune vidéo, ni de photo du cadavre avant qu’il ne soit transporté à l’hôpital. Car, le policier, qui avait fait la découverte, voulait réanimer le constable Arvind Hurreechurn et le transporter d’urgence à l’hôpital.

Ce qui explique, selon Xavier-Luc Duval, pourquoi aucun officier du Scene of Crime Office (Soco), ni les médecins de la police étaient présents sur place.

Xavier-Luc Duval a confirmé que la caméra de surveillance placée en face de la cellule en question était défectueuse, car le système date de 2003 et doit être remplacé.

«Pourquoi a-t-on choisi une cellule avec une caméra qui ne marche pas ?» ont alors demandé des membres de l’Opposition.

Xavier-Luc Duval a expliqué que cette cellule avait une toilette et était privilégiée pour des raisons de sécurité.

Lorsque Paul Bérenger a brandi le rapport d’Hervé Lassémillante, Xavier-Luc Duval a précisé qu’une enquête a été initiée par la Major Crimes Investigation Team (MCIT), et que l’autopsie a attribué le décès du constable Arvind Hurreechurn à une asphyxie due à la pendaison.

«Ne faisons pas de déclaration si on n’a pas de preuves», devait lancer Xavier-Luc Duval.

Sylvanie Velvendron, Michael François et Ruzayna Beegun

 

 

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