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Loi Covid-19 : la CTSP contre l’annulation du droit de grève dans le port, l'aéroport et la santé

Reaz Chuttoo et Jane Ragoo.

Face à la presse au lendemain de l'adoption de la loi Covid-19, les porte-paroles de la Confédération des travailleurs des secteurs publics et privé (CTSP) s’élèvent contre l’annulation du droit de grève dans trois secteurs, notamment le port, l’aéroport et la santé. C’est ce qu’ont fait ressortir Jane Ragoo et Reaz Chuttoo, lors d’une conférence en ligne sur les réseaux sociaux, ce samedi matin 16 mai, pour exprimer leur mécontentement concernant certaines clauses de la loi Covid-19 nouvellement approuvée. 

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Pour les deux représentants de la CTSP, l’amendement de la section 15 de la loi Covid-19 concernant l’Employment Relations Act pose problème. Elle ne permet pas aux travailleurs des secteurs portuaires, aéroportuaires et de la santé de pouvoir faire grève. Au lieu de faire traiter leurs cas devant la Commission de Conciliation et de Médiation, leur litige avec les employeurs passera devant l’Employment Relations Tribunal. Et, au bout de 30 jours, cette instance devra rendre son ‘award’, c'est-à-dire rendre publique sa décision. Une mesure que n’approuvent pas les deux syndicalistes. Car on ne peut enlever à certains secteurs le droit de s’exprimer, disent-ils. Ils trouvent qu’il faut aussi plus de précision sur la durée ou l’estimation de la période influencée par le Covid-19, comme mentionné dans ce texte de loi. 

Selon le nouveau dispositif, constatent les syndicalistes, les employés auront le droit d’avoir recours à la défense pourvue par un syndicat, s’ils ne parviennent pas à un accord avec leur patron sur des conditions de travail ou encore sur des clauses entourant leur salaire, comme pour le ‘flexi-time’ ou la couverture sanitaire. Les employés auront désormais le droit de refuser d’effectuer une tâche, si l’employeur met leur vie en danger, selon les clauses de la Section 12/3 de la loi OSHA2005 tombant sous la catégorie 'Health And Safety at Work'. La loi permet de recourir à un représentant syndical si l'employé ne souhaite pas faire des heures supplémentaires, et est menacé d’être licencié, selon Reaz Chuttoo.

Et aujourd’hui ceux travaillant depuis la maison sont représentés à travers l’Atypical Work Protection, mais ces employés auront besoin de plus de protection, estiment les deux syndicalistes.

 

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