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Opération crackdown : 39 motocyclistes verbalisés pour pollution sonore

Une opération crackdown s’est déroulée, le mercredi 14 décembre, dans les villes de Beau-Bassin / Rose–Hill et Quatre-Bornes. La Police de l’Environnement a dressé 39 procès-verbaux à des motocyclistes, dont les pots d’échappement sont défectueux et modifiés.

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Les autorités comptent mettre fin au bruit excessif des motocyclettes. En une journée, les policiers, affectés au département de l’Environnement, ont mené des descentes surprises dans les villes de Beau–Bassin / Rose–Hill et Quatre-Bornes. Le mercredi 14 décembre, les policiers ont sévi dans le centre de Rose-Hill, rue Hugnin, à Coromandel, Beau-Bassin, Candos et route Bassin, à Quatre-Bornes.

Au total, 39 motocyclistes ont été épinglés. 90 % des contrevenants sont des jeunes qui ont modifié leur pot d’échappement, selon nos recoupements. « Le bruit excessif des motocyclettes sont devenus une véritable nuisance aux habitants et à la société. Nous avons collé la majorité des contraventions à des jeunes motocyclistes », affirme l’inspecteur Jean-Nobin Brasse.

Dans la foulée, l’inspecteur de police met en garde d’autres usagers de la route, surtout pendant la période festive. « Comme stipule la loi, le vrombissement des moteurs provoquant une nuisance sonore est interdit. Après cette descente mercredi dans les régions susmentionnées, nous mènerons d’autres opérations ‘crackdown’ à travers le pays et nous sévirons contre ceux ne respectant pas les normes en vigueur. »

Les bungalows ciblés

Les 39 contrevenants devront s’acquitter d’une amende ne dépassant pas Rs 10 000, comme stipulé dans les Road Traffic (Construction and Use of Vehicules) Regulations 2010, selon la Police de l’Environnement. Cette loi sévit contre les véhicules fumigènes et les pots d’échappement qui entraînent la pollution sonore.

Outre les motocyclistes, les policiers de l’Environnement passeront à l’offensive dans les régions côtières. Ainsi, selon nos renseignements, plusieurs descentes sont prévues dans les prochains jours, où bungalows et campements seront la cible principale. En cette période de fin d’année, ces bungalows et campements sont prisés par les Mauriciens. Les autorités viseront principalement l’Ouest et le Nord du pays.

L’inspecteur Jean-Nobin Brasse précise qu’un procès-verbal pour pollution sonore peut être même dressé pendant la journée. « Il existe une perception chez les Mauriciens qu’ils peuvent augmenter le volume de la musique jusqu’à 22 heures. Or, c’est faux. Nous pouvons émettre une contravention à une personne, si elle dérange son voisinage par une pollution sonore. »

Pubs, discothèques, restos et particuliers sont dans le collimateur des policiers. Les niveaux sonores autorisés varient selon les heures : de 7 à 18 heures jusqu’à 60 décibels, de 18 à 21 heures, 55 décibels au maximum et il ne faut pas dépasser les 50 décibels entre 21 et 7 heures du matin. Concernant la pénalité, les contrevenants risquent une amende jusqu’à Rs 50 000 et en cas de récidive, la peine pécuniaire peut s’élever jusqu’à Rs 100 000, avec un emprisonnement d’une année.

 

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