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Partielle au no 7 : réactions des observateurs politiques

Jack Bizlall, Kris Valaydon et Yvan Martial Jack Bizlall, Kris Valaydon et Yvan Martial

Les observateurs politiques sont unanimes sur la tenue de cette élection partielle au no 7. Les cartes sont entre les mains du Premier ministre qui a l’avantage sur ses adversaires politiques. Même s’ils pensent que le gouvernement respecte notre Constitution, ils sont plutôt sceptiques sur la tenue de cette élection.

Jack Bizlall : «C’est au PM de décider»

Pour Jack Bizlall, observateur politique, syndicaliste et politicien, il est tout à fait normal que le writ of elections pour cette élection partielle soit émis dans un délai de 90 jours. « Il est bon de constater que notre Constitution est respectée, nous avons lutté pour cela », affirme Jack Bizlall. « Toutefois, cela ne veut pas dire qu’il y aura une élection », soutient l’observateur.

Kris Valaydon : «C’était prévisible»

L’observateur Kris Valaydon explique lui aussi que tout est normal : « C’était prévisible que la date de cette partielle allait être fixée en fin d’année ». Kris Valaydon explique que le calendrier politique de Pravind Jugnauth et du gouvernement ne pouvait pas être chamboulé par une élection. « Il y a la visite du Premier ministre indien Narendra Modi pour l’inauguration du Metro Express, les Jeux des îles, la visite du pape, il ne pouvait donner une élection en plein milieu de ces rendez-vous », explique Kris Valaydon. L’observateur politique se pose lui aussi la question : « Y aura-t-il vraiment une partielle ? Cela va semer le trouble au sein des partis de l’opposition et même au sein de la majorité. Car seul Pravind Jugnauth saura ce qu’il va faire. Il va maintenir le suspense jusqu’a la fin, afin de garder l’avantage ? », estime Kris Valaydon qui précise qu’il ne voit pas l’opposition mordre à l’hameçon et se lancer dans une campagne d’envergure.

Yvan Martial : «Le plus malin l’emportera»

Pour Yvan Martial, il ne faut pas entrer aussi vite dans une ferveur électorale : « Le PM a jusqu’au 12 novembre pour dissoudre l’Assemblée nationale », explique l’observateur politique. Ainsi, l’élection partielle sera rendue caduque. Pour lui, cela concerne les politiciens et cela va coûter quelques millions, dit-il d’un ton ironique. Yvan Martial estime également que l’annonce de la date du 13 novembre a pour but d’affaiblir l’opposition : « C’est le rôle du gouvernement d’affaiblir l’opposition », explique-t-il, avant d’ajouter que « le plus malin l’emportera ».

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