Rencontre : nou, zanfan lindepandans

Hemwantee Cheddy et Gilbert Marie Hemwantee Cheddy et Gilbert Marie sont heureux d'être nés le 12 mars 1968.

Nés un 12 mars 1968. L'une à midi pile, l'autre à 17h30. Hemwantee Cheddy et Gilbert Marie sont des enfants de l'indépendance. Fiers de l'être. Des Mauriciens dans l'âme. Des patriotes avant tout.

Elle a pris naissance grâce à une sage-femme à Mare-Tabac. D'une fratrie de six enfants, elle est la fille de Rambha Suroopjeet, planteur de légumes et de cannes à sucre. « Toute petite, j'étais la seule à avoir un cadeau à l'école le jour de l'indépendance. Je plantais aussi un arbre », dit Hemwantee, attendant dans un ministère.

Mère d'un fils de 24 ans, auditeur chez Deloitte, et d'une fille de 22 ans, Physical Educator à l'UTM, elle se dit fière d'être une enfant de l'indépendance. Elle met sur le compte d'un cadeau de Dieu sa naissance le 12 mars 1968 : « C'est un cadeau divin, car quand je présente ma carte d'idendité on s'étonne et on me félicite », dit cette femme qui a pris naissance au moment même où, au Champ-de-Mars, le quadricolore était hissé au mât pour remplacer l'Union Jack.

Hemwantee dit regretter de ne plus être invitée au Château du Réduit. « Pendant trois ans, on invitait tous ceux qui sont nés le 12 mars 1968, mais depuis quelques années ce n'est plus le cas. Pourtant, mon mamou était le garde du corps de SSR et mon souhait est que le gouvernement nous invite de nouveau, car c'est un jour spécial pour le pays et pour nous, zanfan lindepandans ».

Lui aussi a vu le jour le 12 mars 1968. Gilbert Marie est l'aîné d'une famille de cinq enfants. Ce technical instructor chez ABC Motors est un fan de mécanique. Ancien de New Devton, il est un mordu des sports mécaniques, pas de foot. Il a été à la fois membre de la fédération des motos, a eu de nombreux prix, mais est d'une modestie à toute épreuve. « J'ai tout eu dans la vie et j'espère passer ma passion pour la mécanique à mon fils », nous dit cet homme mariée à Sylvianne, femme au foyer.

Tout petit, il allait chez grandma pour bricoler et c'est de là que lui vient sa passion de la mécanique. Il fait ses études au pays de Mandela, histoire de se faire la main chez des pros. «  Je veux être un homme heureux, simple et je veux rendre les miens tout aussi heureux », nous lâche Gilbert dans son douillet coin à Plaisance, Rose-Hill.

Ces deux personnages semblent venus tout droit d'un conte de fée. Simples d'approche, heureux d'être nés un 12 mars 1968. Des Mauriciens avant tout.