Travailler à l’étranger : 58 Mauriciens s’envolent pour le Canada en mars

Travailler à l’étranger Les nouvelles recrues avec leurs permis de travail et billets d’avion en main.

66 nouvelles recrues, dont 58 Mauriciens et 8 Malgaches, iront travailler au Canada à partir du 8 mars pour la société Olymel, spécialiste en agroalimentaire. Parmi, il faut compter cinq couples.

Dany Girard, directeur des Ressources humaines du groupe Olymel, et Christian Rivard, directeur de l’une des usines, se sont déplacés pour remettre les permis de travail et les billets d’avion aux nouvelles recrues, mercredi, à Bagatelle. «Nous sommes très satisfaits des candidats retenus. Les Mauriciens sont bilingues et c’est ce qui les démarque des autres », soutient Dany Girard.

Les recrues vont travailler dans le département de la transformation de viande de porc. Ils seront embauchés sous contrat d’un an et renouvelable. Pour sa part, Christian Rivard déclare que les Mauriciens bénéficieront des mêmes avantages et facilités que les Canadiens.

C’est le cabinet de gestion des ressources humaines, HR Pro Ltd à Maurice, qui était chargée des démarches et procédures de recrutement. Les recrues font partie d’une première sélection de candidats, dont l’appel a été lancé en mai 2017. Sur une période de neuf mois, les candidats retenus sont passés par des entretiens avec l’équipe de HR Pro et des représentants d’Olymel.

Nouvelle aventure

Le couple Minerve est impatient de se lancer dans cette nouvelle aventure. « C’est un rêve que nous tenions depuis plusieurs années qui vient de se réaliser », soutient Roody Minerve, âgé de 30 ans. Sa femme Samantha partage la même joie « Je travaillais dans le secteur de l’hôtellerie, notamment dans le département de l’événementiel. Bouger de l’hôtellerie pour aller travailler dans l’agroalimentaire est un changement drastique. Mais, c’est un projet de vie pour ma famille », dit-elle.

Le couple souhaite immigrer au Canada. « Cet emploi demeure ainsi un premier pas pour entamer les démarches et avoir plus de chance », dit Roody. Par ailleurs, ils avancent que les modalités du contrat sont attrayantes. « En sus d’obtenir un salaire plus élevé, les conditions de travail sont attrayantes », indique Samantha.

Ravi Kallichurn, un autre candidat, dit avoir toujours rêvé de travailler dans une grande société à l’étranger : « J’ai hâte de commencer ma nouvelle vie au Canada ».

La société Olymel compte une vingtaine d’usines à travers le Canada. Avec un chiffre d’affaires de 3,2 millions de dollars canadiens, elle figure parmi les entreprises les plus compétitives dans le domaine.