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Violence domestique : un jeune homme condamné à 38 ans de prison pour avoir tué sa concubine

Vishnu Jogannah a présenté des excuses en soulignant n’avoir jamais eu l’intention de tuer Marie Pearly Shirley Patricia Verière

Le verdict est tombé ce mardi 19 novembre aux Assises. Vishnu Jogannah, 23 ans, a été condamné à 38 ans de prison pour le meurtre de sa concubine, Marie Pearly Shirley Patricia Verière, âgée alors de 41 ans. Le drame s'est produit le 3 juin 2016 au domicile de la victime. Vishnu Jogannah avait étranglé à mort sa compagne. Celle-ci était une femme battue et le prévenu n’avait pas digéré le fait qu’elle avait obtenu un « Protection Order » contre lui. 

« C’est un autre cas de violence domestique qui a abouti à la mort brutale et impitoyable d’une femme. » C’est en ces termes que le juge Benjamin Marie Joseph a qualifié la tragédie de Marie Pearly Shirley Patricia Verière. Cette ancienne « bar manager » à l’hôtel Intercontinental avait été étranglée à mort par son concubin, Vishnu Jogannah, 20 ans. 

Ce mardi 19 novembre 2019, Vishnu Jogannah a été condamné à 38 ans de prison. Il avait plaidé pour meurtre aux Assises. Il était représenté par Me Nirmal Busgopaul. La poursuite était assurée par Me Vijay Appadoo, assistant du Directeur des Poursuites Publiques (DPP). Le drame a eu lieu, le 3 juin 2016, au domicile de Patricia Verière à Pereybère. L’autopsie pratiquée par le Dr Maxwell Monvoisin a attribué la cause du décès de la victime à un « ligature strangulation ». 

Marie Pearly Shirley Patricia Verière avait obtenu un « Protection Order » contre son concubin. Elle était, selon les aveux de Vishnu Jogannah, une femme battue. Dans ses dépositions à la police, l’accusé a raconté avec moult détails les circonstances dans lesquelles il a tué sa concubine. 

« Pas ti dakor ar Protection Order la »

Vishnu Jogannah qui exerçait comme videur dans une boîte de nuit avait emménagé chez Patricia Verière en novembre 2015. Toutefois, leurs relations ont commencé à se détériorer car, selon les dires du jeune homme, sa compagne lui reprochait ses longues heures de travail et le fait qu’il ne lui consacrait pas assez de temps. Fin mars 2016, les coups commencent à pleuvoir. 

Marie Pearly Shirley Patricia Verière était, à plusieurs reprises, tabassée par son concubin. Dans ses dépositions, il a avoué, qu’il la frappait régulièrement. Celle-ci a mis un terme à leurs relations avant de le chasser de la maison. Elle a ensuite sollicité un « Protection Order ». L’ordre a été émis le 31 mai 2016. « A línterieur mo meme mo pas ti dakor avec sa protection order la ek mo dire mo meme la prosen fwa mo pu kas kas li bien », avait déclaré Vishnu Jogannah dans ses dépositions.  

C’est ainsi que le jour du drame, le jeune homme s’est pointé chez la victime. Il a commencé à la tabasser dans la cour avant de la porter à l’intérieur où il a continué à la rouer de coups. Ensuite, c’est avec l’aide d’un bandage médical qu'il l’a bâillonnée avant de l’étrangler avec un fil de téléphone.

Le juge Benjamin Marie Joseph n’a pas manqué de faire ressortir qu’à aucun moment, l’accusé n’a pensé à remédier à la situation ou à se réconcilier avec la victime. Ce qui démontre qu’il n’a eu aucun égard à la loi et au « Protection Order » émis par un tribunal. 

Lors de sa déposition en cour d’assises, Vishnu Jogannah a présenté des excuses en soulignant n’avoir jamais eu l’intention de tuer Marie Pearly Shirley Patricia Verière. Il a soutenu que c’était un accident.


 

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