Blanchiment allégué - Sada Curpen : «Je comptais acheter une voiture en France avec cet argent»

Par Ledweena Ramasawmy-Mohun O commentaire
Sada Curpen

Le procès intenté à Sada Curpen pour blanchiment d’argent a débuté hier, en cour intermédiaire devant la magistrate Naveena Parsuramen. Trois témoins ont déposé.

Sada Curpen, âgé d’une quarantaine d’annés, est poursuivi en cour intermédiaire, sous deux accusations de blanchiment d’argent. Cela en vertu des articles 3(1) (b), 6 et 8 de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA). Il est accusé d’avoir été en possession de 28 800 euros et Rs 43 550, le 7 mars 2010 à l’aéroport de Plaisance. C’est en fouillant ses valises que la brigade antidrogue a retrouvé cet argent. Il aurait également été en possession de Rs 285 000, le 9 mars 2010, à Terre Rouge. La police soupçonne que ces sommes proviennent d’un délit.

« Propriétaire de quatre maisons »

Dans ses dépositions aux enquêteurs, Sada Curpen a affirmé qu’il projetait d’acheter une voiture en France avec cet argent. Il dit avoir effectué un retrait bancaire à Maurice et prévoyait de déclarer l’argent au comptoir de l’immigration.

Le prévenu a déclaré aux enquêteurs qu’il possédait quatre maisons, deux voitures et un salon de coiffure. Selon ses dires, le tout a été acheté avec son argent. Il affirme également avoir reçu un chèque de 110 000 euros de sa mère. Il aurait ouvert un compte à la MCB avec cet argent. 

Lors de la séance d’hier, la poursuite a mentionné qu’entre 2004 et 2008, Sada Curpen était venu à Maurice à 23 reprises. Il prenait l’avion pour Maurice trois fois par an. Le prévenu avait aussi été interpellé dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Denis Fine, le 7 mars 2010.  Sada Curpen a plaidé non coupable. Il est défendu par Me Assad Peeroo. Quant à la poursuite, elle est représentée par Me Asha Ramano-Egan, Assistante du DPP. Le procès reprendra le 5 mars 2018.