Cyclone Berguita : le CEB craint un black-out d’une à trois semaines

Par Thierry Laurent O commentaire
Pylône électrique

Le Central Eletricity Board craint le pire. Si jamais le pays venait à être frappé de plein fouet par le cyclone Berguita, on pourrait faire face à une importante crise énergétique.

Le pays pourrait se retrouver sans électricité pendant une à trois semaines. C’est ce que prévoit le CEB, si jamais le pays venait à être frappé de plein fouet par le cyclone Berguita. C’est en tout cas ce qui a été évoqué, le mardi 16 janvier, à une réunion de crise des états-majors de plusieurs services essentiels, dont le CEB.

C’est surtout l’état actuel des pylônes électriques du CEB qui fait que la situation est jugée préoccupante. Il faut en effet savoir que plusieurs pylônes avaient déjà été renversés hier.

Notamment quatre dans la région de Trèfles, à Rose-Hill. Sans compter que dans la nuit de lundi à mardi, d’autres pylônes ont été endommagés dans d’autres régions du pays, notamment Terre-Rouge, Vallée-Pitot, Quatre-Bornes, Terrasson, Camp-de-Masque, Nouvelle-France et Mon-Choisy, ce qui a du coup plongé dans le noir pas moins d’un millier d’abonnés.

Cette situation a évidemment obligé les techniciens du CEB à faire un premier constat des lieux. Il a ainsi  été observé  que de nombreux pylônes du CEB ont été mal installés.

Certains techniciens sont d’avis que des normes n’ont pas été respectées, notamment en ce qui concerne la profondeur des trous qui ont été creusés pour placer les pylônes. La règle de 1 m 50 de profondeur n’aurait pas été appliquée. Le CEB tient toutefois à se dédouaner de toute responsabilité. Une source autorisée au CEB fait ressortir que ce sont des prestataires privés, dont les services ont été retenus par l’organisme qui n’ont pas exercé la prudence requise.

Toute cette situation amène le CEB à craindre le pire. « Au vu de l’état de ces infrastructures, un cyclone de forte intensité pourrait faire de gros dégâts », appréhende-t-on. La situation climatique est, de fait, suivie de près par l’organisme. La direction a par ailleurs commandité une enquête pour avoir plus d’information à ce sujet.