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Pan-African Media Research Organisation : Maurice peut être un leader de la numérisation

Pan-African Media Research Organisation Sifiso Falala, Caroline Atford et Pushkar Kulkarni.

Compte rendu de la deuxième journée de la 20e conférence de la PAMRO, qui a réuni des entreprises engagées dans les études d’audience. Sifiso Falala, Caroline Atford et Pushkar Kulkarni sont intervenus.

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Bien que petit, Maurice a le potentiel et les atouts pour devenir un leader du continent africain en matière de numérisation et de la recherche. C’est du moins l’avis exprimé par Sifiso Falala, président de la Pan-African Media Research Organisation (PAMRO). 

Il participait mardi à la deuxième journée de la 20e conférence de l’organisation à Flic-en-Flac. Cette journée, qui a réuni des entreprises engagées dans les études d’audience, a mis en exergue les derniers changements dans le monde des médias.

Elle a passé en revue les moyens pour les annonceurs d’atteindre leurs audiences.

Cette conférence, qui a pour partenaire Le Défi Media Group, a également pour objectif de créer une collaboration entre tous les pays africains pour donner un boost à la recherche sur le continent. Ce qui permettrait de trouver un système qui peut facilement être modifié, dépendant du contexte local des pays. 

Le président de la PAMRO se dit satisfait des partages qu’il y a eu lieu durant la conférence. « Nous voulons partager nos expériences pour que tout le monde soit sur le même pied d’égalité », explique-t-il.

Dans la foulée, il dit espérer que les entreprises qui sont regroupées sous la PAMRO puissent un jour investir à Maurice. 

« Nous souhaitons que la croissance soit notre héritage. Nous voulons que Maurice grandisse. Maurice est un pays qui peut aspirer à être leader dans le domaine de la numérisation et de la recherche », ajoute-t-il.


Questions à Claire Rooney : «Difficile de différencier une fausse d’une vraie nouvelle»

claireClaire Rooney, Research Manager au BBC World Service, qui a entrepris une étude au Kenya et au Nigeria, affirme que la prolifération des ‘fake news’ est quasiment épidémique.

Les ‘fake news’ inondent les réseaux sociaux au nom du buzz et du sensationnalisme. Instaurer la culture de ‘fact checking’ n’est-elle pas devenue une urgence ?
C’est le rôle de tous ceux qui évoluent au sein de l’environnement médiatique d’avoir un sens de responsabilité. En particulier, les journalistes. Quand il y a un ‘breaking news’, il y a un empressement pour publier l’histoire. Au fait, si on prenait plus le temps de vérifier la nouvelle, cela aiderait certainement. Il faut de la responsabilité pour lutter contre la désinformation. 

Les médias traditionnels doivent s’assurer que les nouvelles sont vraies. Du point de vue des audiences, certains arrivent à différencier une vraie d’une fausse nouvelle. Mais il devient de plus en plus difficile de faire la différenciation. Les gens commencent aussi à comprendre que des ‘fake news’ peuvent avoir des conséquences, par exemple quand il y a des élections. 

Les groupes de presse au Kenya et au Nigeria arrivent-ils à gérer ce flux d’informations dont la crédibilité est souvent mise à mal ? Y a t-il au sein de ces groupes un processus de ‘fact checking’ rigoureux ?
Il y a des protocoles établis pour la vérification. Toutefois, on n’a pas vu des personnes aller vers ces sites pour des vérifications. Plusieurs raisons peuvent être évoquées pour expliquer cela. 

Les grands groupes de presse comme l’AFP vont à la chasse des ‘fake news’ dans une rubrique spécifique. N’est-ce pas là un exemple à suivre ?
La BBC est en train d’explorer plusieurs avenues. Les ‘fake news’ sont un problème important parmi tant d’autres. Je pense que c’est quelque chose de vraiment complexe. Je crois aussi que c’est difficile de dire que la technologie aiderait à changer les choses. Les ‘fake news’ étaient là avant que la technologie ne prenne de l’ampleur. La BBC se penchera sur la question. On analysera d’autres marchés également. 


La technologie pour alliée

Comprendre les consommateurs est important. C’est même le gros défi pour les entreprises, explique Ejaz Mirza, ‘Assistant Vice-President - Client Development ME & Africa’ au Bordeless Access aux Émirats arabes unis. Ainsi, des entreprises essayent d’innover et d’adopter de nouvelles méthodes, dont l’utilisation de la technologie pour les recherches. « Les données à travers les outils technologiques sont plus rapides et fiables », indique ce dernier. Toutefois, « même si l’Afrique est le continent où il y a plus de téléphones portables, il est en recul concernant la recherche », note Ejaz Mirza. 

‘Packaging’

Dans plusieurs pays africains, comme le Nigeria, les gens sont très sensibles quand il s’agit de la politique. Affirmation de John Murunga, Regional Director (East Africa) chez Geopoll. « Il faut prendre en considération ce que veut le marché. De ce fait, le packaging est important quand on veut vendre quelque chose, surtout que les consommateurs d’aujourd’hui ne sont pas comme ceux d’avant », fait-il observer. Encore une fois, la technologie a un grand rôle à jouer. C’est d’ailleurs grâce à cela que les informations satiriques ont pu faire leur entrée sur ce marché. 

Dosage

Il est important de se servir des nouvelles technologies, tout en prenant appui sur les méthodes traditionnelles comme le ‘face-to-face’. C’est ce qu’a fait ressortir Caroline Atford, Managing Director de Nielsen Media de la Nouvelle-Zélande. « Il faut un bon dosage des deux pour comprendre ce que veulent les gens. Cela donne l’occasion de prendre en considération tous les aspects », soutient-elle. 

Modèle

Pour Peter Langschmidt du Publisher Research Council en Afrique du Sud, l’Afrique reste une société où il n’y a pas d’équité. « Il faut pouvoir venir de l’avant avec des modèles différents pour sonder les personnes qui ne sont pas toutes de la même classe sociale », avance-t-il. Selon lui, cela reste quelque chose de complexe, mais qui est d’importance capitale pour une compréhension des différents des personnes qui varient dépendant des salaires. 

Voie à suivre
La technologie fait partie du quotidien et elle doit être utilisée. C’est ce qu’a fait ressortir Pushkar Kulkarni, Global Business Development Director chez IPSOS. « Nous ne pouvons l’ignorer. La technologie est la voie à suivre », poursuit-il. Ajoutant que l’Afrique peut surmonter les défis qui guettent grâce à la numérisation et la technologie. Il précise de plus qu’il est, de nos jours, beaucoup plus facile de sonder les personnes et de comprendre ce qu’elles veulent en termes de services, etc. grâce aux outils technologiques. Sans que cela soit un fardeau pour autant. 

 

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