Un adolescent électrocuté à bambous : la police récupère deux plants de cannabis dans la cabine du CEB

Par Kendy Antoine O commentaire
cabine du CEB

Son état de santé est jugé préoccupant. Un adolescent de 15 ans est actuellement à l’unité des grands brûlés à l’hôpital de Candos. Cet habitant de Bambous a été victime d’une électrocution, le vendredi le 29 septembre. Le collégien a expliqué qu’il avait trébuché en voulant récupérer son cellulaire dans une cabine à haute tension. La police est, elle, tombé sur deux plants de cannabis en visitant les lieux.

Que s’est-il vraiment passé ce jour-là ? C’est ce que tente d’établir la police de Bambous. En effet, le jour de l’accident, l’adolescent, domicilié aux appartements de la NHDC, était rentré du collège et s’est joint à ses amis « pour jouer ».

Les choses vont prendre une tournure dramatique. Il est 16 heures, environ, lorsque le collégien décide de pénétrer dans une cabine du Central Electricity Board (CEB). Cet endroit est pourtant réputé dangereux en raison des câbles à haute tension qui s’y trouvent. Le père du garçon raconte que son fils voulait récupérer son téléphone cellulaire, qui lui avait échappé des mains pour glisser à l’intérieur de la cabine de haute tension. Celle-ci se trouvait en face des enfants qui jouaient, nous explique Edley, le père de la victime. Une fois dans la cabine, « il a trébuché et sa main a touché un fil à haute tension », dit-il. La décharge a été instantanée et foudroyante.

L’adolescent, portant de graves brûlures, a été admis à l’unité des grands brûlés. Il a subi, lundi, une délicate intervention.

Le jour suivant, une équipe du CEB s’est rendue sur place. Ils y ont découvert deux plants de cannabis. La police de Bambous a été informée. Après cette découverte, la version fournie par l’adolescent est désormais prise avec des pincettes. Les enquêteurs attendent son rétablissement pour pouvoir l’interroger.

Edley, le père du collégien soutient qu’il y a eu négligence de la part du CEB. Notamment, le fait que la porte de la cabine du CEB n’était pas verrouillée.

« Depuis cet accident, je passe par des moments difficiles », explique, pour sa part, le père de la victime. Avec ses proches, ils ne cessent de faire des aller-retour à l’hôpital.

Pour John Anseline, président du village de Bambous, les officiers du CEB devraient vérifier que leurs installations soient convenablement sécurisées. « Il leur appartient de s’assurer que la porte soit en bon état et verrouillée. Depuis un certain temps, la pièce métallique qui tient le cadenas avait été arrachée.  Ils auraient dû être au courant et faire les réparations qui s’imposaient », avance-t-il, indigné.