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Maltraitance sur mineures : la directrice d’un abri et trois employées disculpées

Elles étaient accusées de maltraitance sur trois adolescentes. La directrice de la Vedic Social Organisation, sise à Vacoas, ses deux filles ainsi qu’une ‘caregiver’ ont été blanchies, ce vendredi, le 14 avril, devant le tribunal de Curepipe. La Cour a conclu que les versions des adolescentes étaient incohérentes.

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Jeeanmotee Guness, directrice de la Vedic Social Organisation, une organisation non- gouvermentale (ONG) et ses deux filles, Jemina et Ketsia, manager et ‘caregiver’ respectivement, et Keren Chinapen,  ‘caregiver’, faisaient l’objet chacune d’une accusation de maltraitance sur enfant (ill-treatment of a child). Cela, en vertu des articles 13(1) et 18 (4) de la Child Protection Act. Elles avaient  plaidé non coupables lors du procès.

Selon l’acte d’accusation, les quatre femmes auraient maltraité trois mineures résidentes, au moment des faits, le 19 juin 2013, à l’abri de la Vedic Social Organisation, à Vacoas.

Cette affaire a éclaté lorsqu’une déposition a été consignée  après une fugue des trois adolescentes. Les jeunes filles, recherchées par la Brigade des mineurs, retrouvées à Cité Malherbes, Curepipe. Elles avaient alors déclaré aux enquêteurs, qu’elles étaient maltraitées et ne voulaient pas retourner au centre. Elles ont ensuite été prises en charge par un officier de la Child Development Unit (CDU) pour que chacune d’elles subisse un examen médical.

Selon les versions des adolescentes, elles auraient été battues à plusieurs reprises. L’une d’elles a souligné qu’elle avait été frappée à la bouche et avait dû se faire soigner à l’hôpital. Les mineures ont avancé qu’elles étaient souvent punies et que les accusées les menaçaient.

Version incohérente

Dans son jugement, la magistrate Bhamini Prayag-Rajcoomar affirme que les témoignages des adolescentes étaient incohérents. Elle ajoute que ces mineures ont déposé d’une façon hésitante d’autant  qu’elles ont affirmé avoir oublié ce qui s’est réellement passé.

La Cour a noté qu’aucun autre membre du centre n’a été appelé comme témoin pour soutenir les dires des trois adolescentes.

Deux adolescentes ont été appelées à la barre lors du procès. L’une d’elles a affirmé qu’elle avait été obligée de mettre des araignées dans les vêtements de sa sœur, sous la menace. Une autre fois, elle affirme que l’une des quatre accusées aurait forcé les autres enfants du centre à la gifler.

Plusieurs policiers ont été appelés à témoigner dans cette affaire. Ils ont tous maintenu qu’aucune blessure n’avait été relevée sur les adolescentes. Une perquisition effectuée à la Vedic Social Organisation n’avait rien donné.

Aucun objet incriminant n’avait été découvert. Les témoins devaient aussi déclarer qu’aucun autre interne du centre ne s’est plaint de la façon dont l’établissement est géré.

Les abris vivement critiqués par le FFC

Un Fact Finding Committee (FFC) sur les abris pour enfants, présidé par Denis Vellien, avait été institué. Le rapport de ce comité avait été rendu public en novembre 2015. Ce document avait dénoncé les conditions dans lesquelles vivent les résidents de ces ‘shelters’ et avait aussi évoqué en détail des cas d’agression et d’abus sexuels dont ces jeunes sont victimes. Les conditions générales du fonctionnement de ces abris ont été également critiquées.

 

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