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Meurtre de Jenny Tossé : le compagnon a tenté de se suicider à trois reprises

Jenisen Ramen, arrêté pour le meurtre de Marie Geneviève Jenny Orielle Tossé, commis aux petites heures de jeudi à Vacoas, était prêt à tout faire pour la plaire. Mais Jenisen lui a ôté la vie après qu’elle ait voulu mettre fin à cette relation. Le suspect dit avoir tenté de se suicider à trois reprises et voulait maquiller ce meurtre en double suicide, mais ne pouvant pas résister aux flammes de l’incendie sur son corps, il s’est enfui. Récit.

Jenisen Ramen, 25 ans, était amouraché de Marie Geneviève Jenny Orielle Tossé, 27 ans. Ils se sont rencontrés pour la première fois sur leur lieu de travail à Ébène il y a deux ans. Depuis, selon les dires de Jenisen aux enquêteurs, ils sortaient ensemble. Il explique qu’ils se sont séparés plus tard et chacun est parti habiter au domicile de leurs parents. « Mais, après deux mois, Jenny et moi nous nous sommes réconciliés et nous sommes partis habiter dans une maison comme locataires à la rue Nicholson à Vacoas », dit-il aux limiers de la brigade criminelle de Vacoas. Malgré qu’ils étaient ensemble, le couple battait de l’aile depuis quelques semaines car, selon Jenisen, Jenny n’appréciait pas quand il la réprimandait. « Ena fois kan li pas fer l’ouvraz prop, mo dir li et li en colère », explique Jenisen aux enquêteurs.

Il raconte que le mercredi 14 octobre, il est rentré à la maison vers 17h30 et Jenny est arrivée vers 19h30.  « Ensuite, nous parlions sur notre relation pour trouver une solution afin de l’améliorer. Je disais à Jenny que je ne peux vivre sans elle. Jenny lerla dir moi ale suicide moi, pren lame cot lavabo. Effectivement, j’ai pris une lame et je m’automutilais pour lui prouver que je l’aime. Mais Jenny m’a ignoré et elle surfait sur son ordinateur portable. insi, j’ai pris un fil de télécommunication pour me pendre devant elle et elle m’ignorait toujours." Selon Jenisen, il caressait le visage de Jenny qui était dans la chambre, mais cette dernière lui aurait mordu le doigt. « Mone en colère et mone tranglé li et line glissé, so latet fine tap avec meuble. En voyant qu’elle ne respirait plus, j’ai paniqué. Vu qu’il était 04 heures du matin, j’ai attendu le lever du soleil pour me rendre à la boutique où j’ai acheté du poison de rat pour le consommer, car je voulais mettre fin à ma vie. Mais, une fois à la maison, une idée m’est venue à l’esprit. J’ai alors ouvert l’armoire de Jenny et j’ai mis le feu à ses vêtements et je me suis déshabillé complètement. Ensuite, je me suis mis aux côtés du cadavre de Jenny pour me brûler vif afin de faire croire qu’il s’agissait d’un double suicide. Mais je ne pouvais plus supporter les flammes et je suis sorti de la maison », a-t-il expliqué aux enquêteurs.

Jenisen a comparu devant le tribunal de Curepipe vendredi où une charge provisoire de meurtre a été retenue contre lui. La police a objecté à sa remise en liberté.