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Moïse Dardenne: «Une formation continue pour les skippers»

Chaque samedi, l’équipe de l’émission « Au cœur de l’info » décortique l’actualité de la semaine. Les divers invités apportent, au micro de Nawaz Noorbux et Jugdish Joypaul, un nouvel éclairage aux débats en cours. Nous en reproduisons les extraits saillants. Pour le secrétaire de la Pleasure Craft Association, il est important que le skipper et les passagers assument leurs responsabilités quand ils sont en mer. « Nous pensons que ce drame s’est produit quand les passagers ont commencé à s’amuser et à bouger alors que la pirogue se rapprochait de la terre ferme », dit Moïse Dardenne. Selon lui, une pirogue ne vogue pas rapidement en mer et il y a des risques de chavirement quand plusieurs personnes font des mouvements en même temps. Concernant le port des gilets de sauvetage, Moïse Dardenne avance que, selon la loi, un skipper doit informer ses passagers de la présence de ces équipements. Mais, soutient-il, « le responsable de l’embarcation ne peut rien faire si quelqu’un refuse de le porter ». Il explique que les passagers n’aiment pas prendre des photos avec des gilets. Il reconnaît, cependant, qu’il faut « trouver le moyen de les obliger à porter le gilet de sauvetage, vu les incidents de ces derniers temps ». Il n’y a pas de risques permanents en mer qui obligent les passagers à porter le gilet de sauvetage, estime le secrétaire de la Pleasure Craft Association. Moïse Dardenne explique que c’est « la responsabilité du skipper de veiller aux conditions météorologiques pour éviter des dangers potentiels en mer ». Il a aussi dénoncé la présence de bateaux hors de leur base d’opération. Et d’ajouter : « Je suis en faveur d’une formation continue pour les skippers. »  
   

Prakash Mungroo: « Aucune loi ne sanctionne les passagers en mer »

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/div> Prakash Mungroo, sergent à la National Coast Guard, a commencé son intervention en signalant la présence d’un anti-cyclone dans les parages de Maurice. Ce qui rend la mer houleuse. Avis donc aux plaisanciers et personnes se rendant en mer, ce dimanche. Il leur a conseillé de porter le gilet de sauvetage et d’appeler, en cas d’urgence, le 208 8317 ou le 208 3935. Parlant des règlements en vigueur, le sergent Mungroo a expliqué que, lors de l’octroi d’un permis, « la Tourism Authority précise le nombre de passagers autorisés sur le bateau et le nombre de gilets de sauvetage qu’il faut avoir à bord. Le skipper a le devoir d’indiquer aux passagers leur emplacement. Il doit demander aux passagers de mettre le gilet de sauvetage quand il sent qu’il y a danger, notamment quand il doit négocier une passe en mer ». Le port du gilet, a souligné le garde-côte, est obligatoire hors du lagon. Il y a des législations, a-t-il dit, qui réglementent les activités en mer, où la sécurité doit primer. Elles sont la National Coast Guard Act, la Tourism Act et la Beach Authority Act. « La première autorise un officier de la National Coast Guard à contrôler un bateau. La Tourism Act met l’accent sur la sécurité en mer, notamment l’état de l’embarcation et les équipements de communication, alors que la Beach Authority Act détermine la zone de baignade ». Selon Prakash Mungroo, la police mène, en ce moment, des campagnes de sensibilisation à l’intention des skippers et plaisanciers à travers le pays. Parlant des sanctions, le policier a avancé que le permis d’un skipper pouvait être résilié s’il se trouvait en infraction à plusieurs reprises et en cas d’accident où il y avait mort d’homme. Prakash Mungroo a avancé, d’autre part, que jusqu’ici, « aucune loi n’est prévue pour sanctionner des passagers en mer ».  
   

Robert Desvaux: « Le port d’un gilet n’est pas obligatoire dans le lagon »

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Le président de la Tourism Authority indique qu’on dénombre une cinquantaine de contraventions par semaine. « Nous sommes très sévères concernant les infractions liées au port du gilet de sauvetage et les équipements de sécurité. Nous avons renforcé le personnel de la Tourism Authority pour améliorer ce produit touristique. Notre objectif est zéro accident », dit Robert Desvaux. Il explique que, valeur du jour, le port du gilet de sauvetage est obligatoire en pleine mer, tout en concédant que les autorités ont pris en considération des plaintes à l’effet que les gros gilets de sauvetage sont gênants. Il y a des personal floating devices sur le marché qu’on peut se passer au bras ou autour des reins et qui se remplissent d’air soit automatiquement, soit si on tire sur une corde, en cas de chute. Robert Desvaux soutient cependant que « le port d’un gilet de sauvetage n’est pas obligatoire dans le lagon, sauf si la mer se dégrade ». Dans de telles conditions, le skipper a le droit de demander à ses passagers de porter le gilet. Le président de la Tourism Authority est en faveur d’un amendement à la loi « pour contraindre les enfants en bas âge à porter un floating device en mer ».
 

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