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Noorani Allybocus : le roi de la bricole

Noorani Allybocus Noorani a appris les rudiments du métier depuis son jeune âge.

Son ingéniosité à réparer tous types d’objets a donné à Noorani Allybocus de Chemin Grenier une réputation de Macgyver. Ferblantier de formation, il est un vrai génie de la bricole.

Une visite à son atelier ne porte nullement atteinte à cette réputation. On y trouve des vieux abat-jours, des marmites à pression, des réchauds à pétrole (primus), des chaudrons (deg), des radiateurs, des rice-cookers, des mixer-grinder, des marmites en fonte et d’autres objets qu’on croyait avoir disparu à jamais. « Je cherche toujours des astuces pour les réparer à la satisfaction de la clientèle » dit Noorani. Il nous montre une vieille marmite en fonte trouée qu’on lui a demandé de réparer. Il soutient que rien n’est impossible à l’homme s’il y met de la volonté, de la patience et de la persévérance dans toute tâche à accomplir.

Noorani s’est aussi lancé dans le polissage des vieux objets en cuivre. Il utilise plusieurs solutions dont certaines sont importées de l’Inde. Des établissements hôteliers et d’autres compagnies, aussi bien que des individus lui font parvenir des objets en cuivre pour les raviver. Il nous montre ceux qu’il a traités et qui sont redevenus tout neuf. Il révèle que dépendant de la qualité des objets, le prix d’un nettoyage est de Rs 50 à monter.

Noorani compte aussi plus d’une quarantaine d’années dans la ferblanterie. Il a emboîté le pas à son père. « J’ai toujours été passionné par la production des objets et d’autres ustensiles en fer-blanc ». Il se souvient qu’encore enfant, il venait dans l’atelier de son paternel, chaque après-midi après l’école pour apprendre les rudiments du métier.  Il a quitté l’école après la sixième pour travailler avec son père et il y est resté jusqu’à aujourd’hui. C’est à l’âge de 25 ans qu’il a succédé à son père. « Je ne regrette pas d’avoir emprunté cette voie », dit-il.

Dans son atelier, Noorani fabrique plusieurs objets, allant des arrosoirs, des moules à gâteau, pour cuire les poutous ou pour la préparation des glaces et d’autres objets décoratifs. Il fabrique aussi des ustensiles pour la préparation des boulettes. Il reçoit plusieurs commandes venant des hôteliers du Sud, de l’industrie sucrière et des planteurs. Il est fier, dit-il, d’avoir fabriqué des objets décoratifs pour les jardins et pour des touristes de passage.

Noorani fait aussi des travaux d’émaillage sur des récipients en cuivre dont des chaudrons et d’autres objets en cuivre. « Il faut toujours mettre un enrobage à l’intérieur d’un deg en cuivre pour des raisons de santé », fait-il comprendre. Il débouche aussi les radiateurs des voitures et affirme qu’il peut même fabriquer complètement le réservoir d’eau. 

Après avoir été à l’écoute de Noorani, on va sûrement réfléchir avant de jeter de vieux objets, car il a la capacité de les revaloriser.