Pour torture de leur fillette de 6 ans : une Mauricienne et son concubin arrêtés en France

Par Rahim Murtuza O commentaire
Hyanna

Noémie, une Mauricienne âgée de 22 ans, et son compagnon, un Marocain de 24 ans, ont été mis en examen par la justice française pour actes de torture et de barbarie sur une fillette de 6 ans, Hyanna. Dans le coma depuis le 30 décembre 2017, celle-ci est décédée à l’hôpital de Tours.

L’enfant, arrivée dans un état critique à l’hôpital, il y a plus de trois semaines, n’est pas sortie du coma. Selon un journal français, la mère et son compagnon, qui avaient été mis en examen, sont désormais poursuivis pour « actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort de la victime ». Le couple encourt une peine de réclusion à perpétuité.

La mère du Marocain, ainsi que l’une de ses sœurs, ont été mises en examen pour non dénonciation de mauvais traitement. L’un des frères a, en outre, été mis en examen pour non-assistance à personne en danger.

Selon la même source, la fillette avait été transportée à l’hôpital de Bourges, le samedi 30 décembre. Ils ont donné une fausse identité aux urgences. Le corps de l’enfant était marqué par de multiples traces de maltraitance : des ecchymoses, des brûlures et même des morsures. Face à la gravité de son état de santé, la fillette avait été transférée à l’hôpital de Tours.

La Mauricienne et son compagnon ont été interpellés à Toulouse, alors qu’ils tentaient  de fuir la police. Trois femmes avaient conduit l’enfant à l’hôpital. La première s’est présentée comme la mère de l’enfant, les deux autres ont affirmé ne pas les connaître, mais avoir trouvé la mère et sa fillette dans la rue en train de demander de l’aide. La Mauricienne, prétextant rentrer au domicile pour récupérer le carnet de santé de sa fillette, ne remettra pas les pieds à l’hôpital. Le couple a été placé en garde à vue. Les deux se rejettent la faute pour les coups. Le Marocain a reconnu avoir frappé la fillette, mais accuse sa concubine des blessures les plus graves. Le concubin est connu pour des cas de violences et de consommation de stupéfiants.

Selon une source judiciaire, de nombreuses zones d’ombre restent à être éclaircies. Les examens ont montré que l’enfant avait reçu des coups à différents moments et pas uniquement dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 décembre 2017. Et que c’est un coup, certainement plus violent que les autres portés ce soir-là, qui a entraîné l’hématome sous dural et le traumatisme crânien.

La famille était déjà connue de la justice. Le petit frère de la fillette, d’un an son cadet, avait, en effet, été placé en juin dernier en famille d’accueil en raison de soupçons de maltraitance. Selon une source judiciaire, un juge pour enfant avait également ordonné le placement de la fillette, mais la mère avait tout fait pour s’y opposer. L’enfant avait été déscolarisée et la mère avait plusieurs fois réussi à éviter les convocations ou la venue des policiers.